« Formation gratuite rémunérée », le terme est alléchant, mais de quoi s'agit-il exactement ? Lorsqu'elle est utilisée, l'expression « formation gratuite rémunérée » renvoie à deux types de pratiques bien distinctes.
Dans les petites annonces de la rubrique « emploi », certaines offres sont présentées comme une formation gratuite rémunérée. Mieux vaut alors prendre le terme avec prudence... Car il s'agit en général d'une manière élégante de proposer un travail difficile et peu payé ! Une formation sera bien dispensée, mais comme, finalement, pour n'importe quel poste où la nouvelle recrue doit intégrer des procédures encore inconnues et acquérir des savoir-faire spécifiques. Seul avantage de ce type de formation gratuite rémunérée : elle s'adresse souvent aux débutants qui n'ont pas encore d'expérience dans un domaine professionnel quelconque, et peuvent être l'occasion de se former sur le tas.
Toutefois, en principe, une formation gratuite rémunérée entre dans un cadre légal bien défini, et dont l'objectif premier reste l'apprentissage de l'élève. La formation gratuite rémunérée est proposée par des organismes publics ou privés, dans le cadre d'un contrat de professionnalisation ou d'un contrat d'apprentissage, tous deux également appelés « formation en alternance ».
La formation gratuite rémunérée s'applique aussi bien aux métiers du secteur primaire (agriculteur, maraîcher, bûcheron ou zootechnicien par exemple) qu'aux métiers du secteur tertiaire (standardiste, secrétaire, conseiller en assurance ou commercial). Le secteur secondaire (boulanger, menuisier, plombier etc.) est davantage touché par le contrat d'apprentissage. Grâce à la formation gratuite rémunérée, l'élève peut commencer à percevoir, dès sa première année d'alternance, entre 41 et 80% du smic selon les modalités particulières de son contrat, son âge et sa qualification.